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n° 5 novembre 2014 : La géographie de l'époque napoléonienne:

Editorial: La géographie d'une nouvelle civilisation européenne? - La géographie de l'époque de Napoléon

Nicola Todorov


La géographie d’une nouvelle civilisation européenne? La géographie de l'époque de Napoléon



Par Nicola Todorov - Centre d'histoire du XIXe siècle (EA 3550)



Associée pendant longtemps à l’histoire événementielle, l’époque napoléonienne et la domination française sur une partie de l’Europe furent considérées, en raison de leur courte durée, comme des « épisodes » de l’histoire européenne, qu’il convenait de replacer dans des évolutions plus longues.



Aussi plébiscitée qu’elle n’a jamais cessé de l’être par le grand public, l’histoire de l’époque napoléonienne, peut-être parce qu’elle paraissait trop réduite à l’histoire politique, et donc exposée au reproche d’être une histoire trop passionnelle, fut assez délaissé par la recherche scientifique.



Depuis presqu’un quart de siècle cependant, l’époque de Napoléon, connaît un regain d’intérêt de la recherche scientifique, même si celui-ci ne s’est pas manifesté dans tous les pays au même moment. En France, le bicentenaire de l’épopée, qualifié encore il y a quelques années de bibliographiquement pauvre (Petiteau, 2006), aurait provoqué, plus récemment, une véritable « déferlante » de publications (Bertaud, 2014). Si en France, la spécialisation scientifique dans cette période, jamais abandonnée (Boudon, 2000; Petiteau, 2008), devenait minoritaire. À l’étranger, l’ouvrage de Stuart Woolf, Napoleon’s integration of Europe, fondé sur une vaste synthèse de travaux antérieurs, semble avoir donné l’impulsion à ce qu’il est convenu maintenant d’appeler la New Napoleonic History. L’auteur a en effet postulé que les administrateurs envoyés par l’Empereur dans les pays conquis avaient l’ambition de façonner l’Europe à l’image de la France, transformée par la Révolution, et la conviction ferme qu’une telle entreprise pouvait réussir. D’autres historiens, comme Michael Broers, ont poursuivi ces réflexions en appliquant des concepts des post colonial studies au contexte européen, comme celui de l’impérialisme culturel français. L'Europe napoléonienne est devenue un objet fécond de la recherche scientifique d'un intérêt croissant, ce dont témoigne la réédition d'ouvrages comme celui de M. Broers, Europe under Napoleon (Broers, 2014). L’Atlas de l’empire napoléonien, publié par Jean-Luc Chappey et Bernard Gainot en 2008, tente de prendre la mesure spatiale de cette nouvelle civilisation, que Napoléon et ses serviteurs auraient ambitionné de forger.



Le cadre de réflexion s’est davantage élargie à l’Europe entière, ce qui se manifeste par la parution de nombreux ouvrages issus de colloques internationaux (Dwyer, Forrest, 2007; Bourguinat, Venayre, 2007), comme celui dirigé par Annie Jourdan, Jean-Pierre Jessenne, Antoine François et Hervé Leuwers, L’Empire napoléonien, une expérience européenne ? (Paris, 2014), celui dirigé par Natalie Petiteau, Jean-Marc Olivier et Sylvie Caucanas, Les Européens dans les guerres napoléoniennes (Toulouse, 2012) et celui publié par Michael Broers et Peter Hicks et Agustin Guimerá, (Basingstoke, 2012). Alors que le premier rassemble une trentaine de contributions en suivant un plan thématique en s’interrogeant sur les visions d’Europe, l’ampleur de l’uniformisation administrative, les communications et la culture ainsi que le poids de la guerre, qui pouvait diviser mais aussi rapprocher, le dernier suit un plan géographique. Répartir les études selon des aires géographiques – la France, l’Europe de la Suisse à l’embouchure du Rhin, pour finir avec la péninsule ibérique, répondait sans doute aussi à la spécialisation géographique des différents contributeurs, mais correspondait bien à la volonté de prendre en compte les différences spatiales de l’expérience napoléonienne, et de les comprendre.



L’un des apports les plus stimulants de cette New Napoleonic History est en effet l’application de certains concepts et de problématiques venus de la géographie à cette histoire napoléonienne. À l’aide d’une grille de lecture, peut-être plus abstraite, mais moins passionnelle – du moins pourrait-on le croire - que celle proposée par l’historiographie nationale et nationaliste du XIXe siècle, elle permet de repenser des récits nationaux et locaux de l’histoire des années 1800-1815. S’interroger sur les conséquences durables de la conquête napoléonienne à l’échelle de l’Europe signifie poser la question des effets spatiaux de cet « événement ». Sans vouloir jongler avec les mots, on pourrait se demander dans quelle mesure « l’épisode » napoléonien a constitué un événement spatial, entendu, selon une définition proposée par Philippe Gentelle, comme « une liaison forte et courte entre un temps et un espace, qui modifie durablement l’organisation d’un territoire dans le cours de sa dynamique » (Gentelle, 2000). L’ambition réelle ou supposée de créer une nouvelle civilisation à l’image de celle née en France avec la Révolution à l’échelle de l’Europe (Chappey, Gainot, 2008) pouvait mettre en cause la diversité et le polycentrisme européen interprétés comme un facteur expliquant la puissance de cette partie du monde depuis la fin du XVe siècle (Grataloup, 2007). La volonté de faire de Paris le centre de l’Europe n’en est que l’un des aspects. D’un autre côté, comme l’a souligné Michael Broers, l’empire napoléonien a eu un espace central, épousant plus ou moins les contours de ce qu’on a appelé la Lotharingie (Cf. le numéro 4 de notre revue et l’éditorial de François Pernot), la dorsale européenne, mais qui en tous cas transcendait les territoires délimités par les frontières nationales actuelles. Et cette centralité ne pouvait se mettre en place que grâce à une certaine prédisposition à accueillir le nouveau régime favorablement. L’entreprise napoléonienne était donc tributaire d’une certaine structure spatiale préexistante, caractérisée par un espace central où la greffe a bien pris et des périphéries récalcitrantes. Cette structure s’observerait d’ailleurs aussi à l’échelle régionale, comme dans l’Italie napoléonienne où des villes situées dans les plaines s’opposaient à des espaces montagneux périphériques (Broers, 2002). Parfois, le pouvoir napoléonien se voyait confronté à une situation paradoxale, comme dans le royaume de Westphalie, où le centre politique et administratif, la ville de Cassel, se situait dans une région, l’ancien électorat de Hesse, qui selon la classification de Michael Broers, devrait être qualifié de périphérie.



La connaissance de l’espace était donc vitale pour le pouvoir napoléonien et non seulement pour la conduite de la guerre comme le montre la campagne de Russie (Boudon, 2012), mais aussi pour inscrire sa domination dans la durée. Admettre l’existence d’un tel centre, hérité du passé et susceptible de devenir le cœur d’une organisation territoriale à l’échelle européenne semble indiquer que l’entreprise napoléonienne ne fut pas complètement chimérique. Cela devrait être gardé en mémoire à l’heure où des forces centrifuges, à la faveur d’une crise économique et de ses séquelles, de tensions liées à des restrictions budgétaires, semblent de nouveau  favoriser le renforcement de sentiments identitaires s’inscrivant dans des territoires d’échelle nationale et régionale.



Si Stuart Woolf estimait que la vitalité des sociétés européennes jouait contre ce projet unificateur, de nombreuses résistances ne s’y opposèrent ouvertement qu’à la faveur des défaites françaises. Le problème qui est ouvertement posé ici est celui de la diversité européenne. Le XIXe siècle vit en effet apparaître ou se renforcer des entités territoriales à un autre niveau d’échelle, inférieur à celui d’un espace impérial ou continental, celui des Etats-nations. Si l’idée d’un éveil des nationalismes européens en réaction à la conquête napoléonienne est aujourd’hui de plus en plus contestée – et à notre avis à juste titre – car les motivations nationales dans l’engagement dans les combats contre la France napoléonienne étaient minoritaires et la mobilisation politique ou spontanée « des masses » d’un intérêt militaire secondaire – l’expérience des années napoléoniennes a fourni un thème chère aux historiographies nationales. Les guerres dites de libération allemandes de 1813 ou de la guerre patriotique russe de 1812 en fournissent des exemples. Or, les idées peuvent devenir une force matérielle quand elles saisissent les masses. Cela semble avoir été le cas avec l’émergence des couches sociales dont le l’ascension était liée à l’instruction au courant du XIXe siècle, même si tous leurs représentants n’adhéraient pas aux idéologies nationalistes.



Indépendamment de l’intérêt que présente l’étude d’héritages spatiaux, la géographie de l’Europe napoléonienne est d’une certaine utilité pour l’historien et surtout fournit une documentation exceptionnelle. En considérant la production d'une géographie historique qui s'entend comme une reconstitution de géographies du passé, on se rend vite compte que non seulement la date mais aussi l'échelle d'observation choisie est imposée par l'état de la documentation. La reconstitution de la géographie de l’Angleterre de la fin du XIe siècle n’a ainsi été que possible que grâce au Domesday Book de 1086. Des cartes à l’échelle de l’Angleterre entière ne furent dessinées que pour des époques postérieures de plusieurs siècles à la géographie du Domesday Book, grâce aux sources fournies par des recensements comme celui réalisé pour la levée de la poll tax de 1377. Selon le phénomène auquel on s'intéresse, on en est réduit à l'étude aux échelles nationales, voire régionales. Cette restriction scalaire s'oppose à la nature de la méthode géographique elle-même qui a pour spécificité de jouer sur l'articulation des échelles. Prendre de la hauteur de vue permet d'ailleurs de relativiser l’ampleur des phénomènes et de mettre à distance des effets de sources, c’est-à-dire du risque de généraliser des phénomènes apparaissant, au hasard des trouvailles archivistiques, dans les sources administratives.



Les grandes conquêtes, l'apparition d'empires éphémères, malgré le cortège de difficultés qu'apporte généralement la guerre, ont ceci de bon qu'elles homogénéisent souvent la documentation à une échelle largement supranationale. La conquête napoléonienne nous fournit un exemple de la production d'une telle documentation relativement uniforme permettant d'envisager une géographie européenne du début du XIXe siècle. Les nouveaux maîtres s'approprient l'espace en prenant d'abord un grand nombre d'informations sur les domaines les plus divers. Les mémoires descriptifs, répondant à des questionnaires de plus en plus uniformisés, rédigés par les intendants ou gouverneurs militaires de chaque province occupée, contiennent aussi un nombre d'informations d'intérêt militaire. Différents corpus documentaires permettent aujourd’hui, à des degrés divers, des territoires, avec leurs sociétés, leurs économies et leurs cultures, à une échelle supranationale, au regard des entités politiques actuelles. A son apogée, l’Empire français comprenait 134 département couvrant, outre le territoire de la France dans les frontières de 1792, les territoires de l’actuelle Belgique, des Pays Bas, de l’Allemagne à l’ouest du Rhin, puis de l’Allemagne du Nord jusqu’à la Baltique. La documentation rassemblée par les intendants de l’armée au-delà des frontières de l’Empire français, conservée en partie dans les archives privées accessibles aux Archives nationales, comme celles laissées par Pierre Daru, permettent d’étudier la géographie de cette Europe traversée par les armées et décrites par des administrateurs  et ingénieurs-géographes français.



Mais alors que l'engouement pour la statistique à l'époque impériale a intéressé les historiens depuis la fin des années 1970 (Bergeron , 1981), la production de données cartographiables qui a résulté de ce travail de recueil d'informations a relativement peu donné lieu à des reconstitutions de géographies dépassant le cadre national. Cependant une documentation relativement homogène, synchrone et assez centralisée existe pour une bonne partie des territoires occupés par les armées de l'Empereur, en particulier pour les territoires réunis directement à l'Empire ou gouvernés par des parents de Napoléon. Utilisées pour mesurer par exemple l'écart dans la taille moyenne des communes entre le territoire de l’ancienne France et les territoires annexés (Dunne, 2002), la documentation volumineuse rassemblée par l’administration centrale de l’Empire français a été exploitée plus récemment dans le cadre de la vaste étude d’Aurélien Lignereux sur les rébellions et l’emprise de la gendarmerie, adoptant le cadre de cet Empire français des 130 départements (Lignereux, 2012). Emboîtant, dans sa démarche de donner une vision panoramique, le pas à Michel Vovelle (Vovelle, 1992), sa cartographie fondée sur l’analyse quantitative des rébellions et de leurs motivations fait apparaître des ensembles géographiques qui transcendent les frontières nationales actuelles, tant pour les aires de résistance à la conscription que pour celles de sa relative acceptation.



Les contributions de ce numéro s’inscrivent dans ces problématiques et apportent des éclairages nouveaux sur ces thèmes en proposant des regards sur des territoires où certains de ces thèmes méritaient une étude approfondie.



D’abord, la question de l’unification. Culturelle et économique, sa dimension la plus palpable par le chercheur fut administrative. Si l’exportation du modèle administratif français fut loin d’être linéaire et uniforme, un certain nombre de réformes territoriales furent réalisées. Ainsi, Maria-Luisa Sturani met en lumière, d'une façon très précise et fondée sur une cartographie précieuse, la réorganisation territoriale du Piémont à l’époque napoléonienne, illustrant à merveille cette révolution territoriale initiée en France au début de la Révolution et transposée dans les territoires annexés et, dans une certaine mesure, dans les Etats organisés à la française. Si l’on suit l’auteur, l’apport durable de cette réorganisation fut moins la permanence des circonscriptions territoriales, comme les départements, les districts ou arrondissements, les cantons et les communes, et des limites précises qu’elles reçurent au début du XIXe siècle, que l’héritage d’un principe d’organisation fondée sur la cohérence des unités administratives, faisant table rase des structures émiettées de l’Ancien Régime.



L’étude d’Aurélien Lignereux s’inscrit dans la géographie des perceptions en s’interrogeant sur l’effet qu’eurent les bouleversements successifs et les revirements politiques et militaires sur la perception de l’espace des Français. À la vision d’empire et d’Europe des dirigeants politiques, étudiée plus récemment, il propose d’ajouter celle des populations. A cet effet, appuyé sur sa connaissance fine des sources d’archives administratives et policières, il suggère un certain nombre de pistes de recherche très stimulantes pour appréhender l’apprentissage de l’espace impérial par les populations intégrées à la mouvance française. Interroger le contenu des rumeurs et de leurs circulations sur ce qu’elles nous apprennent sur la connaissance de l’espace des Français s’avère un domaine de recherche fécond. Surtout, il comble une lacune importante en étudiant l’enseignement de la géographie à l’époque du Premier Empire, non seulement selon les textes reglementaires mais aussi dans ses pratiques, montrant comment la vision impériale de Napoléon se diffusait parmi les couches sociales moyennes.



Hansjoerg Küster montre dans son article que les guerres de 1813/14 influencèrent durablement les conceptions de la foresterie allemande. Sans négliger l’histoire des forêts allemandes antérieure à Napoléon, il explique que le sentiment national allemand, renforcé par la gallophobie consécutive aux guerres de 1813/14, ait à long terme influencé la conception de la sylviculture allemande. D’abord, l’époque napoléonienne aurait donné naissance à l’idée de créer des forêts le long de la frontière française afin de servir de rempart à l’envahisseur, ensuite l’augmentation des surfaces boisées a été motivée en partie par la conviction que les Français – un peuple « latin », comme les Romains – auraient les mêmes difficultés à pénétrer la forêt allemande que les légions de Varus. La forêt – et notamment la forêt de conifères – occupait ainsi une place particulière dans l’imaginaire allemand et l’enrésinement aurait ainsi des causes bien spécifiques, liées, à côté des considérations économiques, à l’expérience des guerres napoléoniennes. Hansjörg Küster nous rappelle que l’utilisation des statistiques historiques et des cartes anciennes est souvent difficile, en raison de définitions variables de la forêt. En effet, le taux de couverture et la hauteur des arbres pris en compte aujourd’hui pour définir une forêt nous obligeraient sans doute de classer bien des taillis qualifiés à l’époque de forêt dans la catégorie des formations végétales basses et ouvertes, à moins de ne disposer d’études précises que celle de Xavier Rochel, qui permettent de se faire une idée de la physionomie des forêts anciennes.



Napoléon et ses administrateurs ont pourtant eu l’ambition d’appréhender l’empire à l’aide de statistiques répondant à certaines exigences d’uniformité et qui permettent de saisir, dans une certaine mesure, la géographie du moment napoléonien, de même que la volonté de Guillaume le Conquérant, soucieux de faire décrire son royaume nous fournit une source extraordinaire pour connaître la géographie de l’Angleterre du XIe siècle. Utilisée par les géographes à l’échelle régionale (Husson, 1988), la statistique des bois propres à la marine, étudiée à l’échelle de l’Empire français par Nicola Todorov, permet de comprendre les contraintes que faisait peser la répartition des ressources sur les décisions stratégiques de Napoléon dans son programme de reconstruction de la marine après Trafalgar, à l’exemple des arbres de chêne.



Bien d’autres aspects mériteraient d’être éclairés par des enquêtes systématiques, notamment sur les effets régionalement très inégaux de la guerre économique qui opposait l’Europe napoléonienne à l’Angleterre qui était en train d’impulser une nouvelle phase de la mondialisation. L’histoire du monde aurait-elle évolué différemment si l’unification napoléonienne relative de l’Europe avait duré ? Si les empires conduisant à l’uniformisation et à la perte de la diversité, et donc de richesse, ils libèrent aussi les forces économiques. Hécatombe linguistique, l’empire romain des premiers siècles de notre ère fut aussi une période de croissance économique que l’Europe mettra longtemps à recouvrer après la chute de Rome.



Que cette diversité européenne n'ait pas disparu est certain. Mais cela rend aussi l’étude de géographies du passé plus difficile en raison de la dispersion de la documentation. Cela est illustré à merveille par la contribution de Haik Thomas Porada, dans la rubrique des varia, mais qui appuie l’idée énoncée plus haut du moment privilégié que représente l’époque napoléonienne pour une étude à l’échelle continentale. Dans certains territoires ayant appartenu à l’empire de Napoléon, le centralisme céda la place au fédéralisme, comme en Allemagne. Haik Thomas Porada nous éclaire sur le développement d’outils précieux pour effectuer une géographie historique sérielle à l’échelle régionale.  Une étude à l’échelle « nationale », c’est-à-dire à l’échelle de l’Allemagne fédérale est une affaire quasi impossible. L’inventaire et la collecte d’informations géographiques se sont développés essentiellement dans le cadre des Länder et les structures institutionnelles aussi bien que la forme et le contenu des enquêtes différaient, parfois même au sein d’un même Land. L’histoire de l’Allemagne après 1945 semble aussi expliquer la structuration et l’avance accomplie dans les Länder ayant appartenu à l’ancienne RDA. Ces données spatiales ne concernent pas que la géographie historique, mais montrent bien que l’échelle d’analyse imposée au géographe du passé est largement tributaire des décisions politiques et administratives et partant des ambitions des régimes politiques, fussent-ils de courte durée. Le géographe du passé devrait donc profiter de l'ambition unificatrice de Napoléon et de ses serviteurs.



 



Références bibliographiques



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